Vue de Paris
Titre
Vue de Paris
Rôle de l'auteur
Création
; Peintre
Auteur
MARQUET Albert
- Date de naissance27 mars 1875
- Lieu de naissanceBordeaux
- Date de décès13 juin 1947
- Lieu de décèsParis
- Installé à Paris en 1890, Albert Marquet entre la même année à l’École des arts décoratifs où il rencontre Henri Matisse. En 1895, il intègre l’École des beaux-arts dans l’atelier de Gustave Moreau, ce qui renforce leur solide amitié. En 1898, Marquet entre dans sa période fauve, moins par conviction que par solidarité envers ses amis pour qui la couleur est la seule finalité de la peinture. Il expose quatre toiles qui figurent parmi ses plus vives et ses plus colorées dans la salle fauve du Salon d’automne de 1905. Vers 1908, constatant l’essoufflement de l’esthétique fauve supplantée par les nouvelles théories cubistes, il s’oriente vers une peinture plus sobre, une simplification des masses, des caractéristiques essentielles de son œuvre. Il s’installe alors à Saint-Michel : depuis ses fenêtres donnant sur les quais, il entame les longues séries de rues de Paris qui marquent son œuvre jusqu’à la fin de sa vie. C’est depuis son salon de la rue Dauphine, qu’un mois avant sa mort il exécute ses dernières toiles de Notre-Dame et du Pont-Neuf. Compte tenu de son talent de dessinateur et de son apprentissage aux Arts décoratifs et aux Beaux-Arts, Marquet se destine à une brillante carrière académique. Néanmoins, il préfère les difficultés d’une vie de peintre indépendant qui lui offre en retour la liberté de voyager à son gré, très fréquemment, à la recherche de nouvelles expériences.
Date de création
1910 : vers
Description
Albert Marquet est essentiellement un paysagiste. Ses sujets répétitifs peints sur le motif évoquent les séries des impressionnistes. S’il retient d’eux une maîtrise parfaite de la lumière, sa touche est cependant moins vibrante, préférant les aplats dans une gamme de couleurs restreinte, tantôt éclatantes, tantôt neutres. Marquet vise à synthétiser les formes, il peint « non l’essence, mais l’essentiel » (Léon Werth, critique d’art). Ces caractéristiques picturales se retrouvent dans cette vue des quais du Louvre (aujourd’hui Quai François Mitterrand) à Paris. Comme souvent dans ses paysages urbains, Marquet les représente en surplomb. La voie urbaine fortement éclairée contraste avec la rangée d’arbres dans des tons vert sombre. Ces deux alignements forment une perspective dynamique qui conduit l’œil vers un horizon haut où l’on distingue le palais du Louvre, la Seine, la Tour Eiffel et la rive gauche de la capitale. Cette composition le long d’une grande diagonale est récurrente dans ses vues de Paris. Les passants, les voitures, sont des taches sombres sommaires témoignant de la vie urbaine réduite à des allusions. L’ensemble est peint dans une harmonie de couleurs complémentaires, et baigne dans une lumière estivale vive, assez rare chez Marquet qui préfère les atmosphères brumeuses, neigeuses ou pluvieuses. Paris tient une place importante dans l’œuvre de ce peintre. Grand voyageur, la capitale est son port d’attache qui l’inspire durant toute sa carrière. La Seine vue des quais de Paris est très présente, déclinée à toutes les saisons. Après ses années fauves, Marquet s’est vu reprocher sa peinture dite plaisante et répétitive. Ce tableau, dont les qualités picturales sont indéniables, illustre parfaitement les critiques qui lui sont faites alors par ses contemporains.
Matière et technique
Peinture à l'huile sur toile.
Mesures
Hauteur en cm : 73
; Largeur en cm : 60
Domaine
peinture
Gestionnaire
Musée Léon Dierx
Facettes
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